C.A. Paris bat U.S. Suisse : 5-1 Hier après-midi, au Stade de Saint-Mandé, devant une nombreuse assistance et sur un terrain gras et lourd, le C.A. Paris a battu l'U.S. Suisse par 5 buts à 1. A la mi-temps, il menait par 2 à 1. La vaillante équipe suisse fut encore en proie à un noir destin. Ayant affaire à une équipe supérieure en technique et en vitesse de jeu, elle fut, une fois de plus, handicapée au point de vue du nombre. Son arrière Judet, qui jouait ailier-droit, dut, impuissant et navré, quitter le terrain, vingt minutes environ avant la mi-temps, pour ne plus reparaître. Son genou gauche, mal remis d'une récente blessure, lui refusait tout service. Quoi de surprenant, en ce cas, à ce que l'équipe suisse, très sensiblement inférieure dans le contrôle du ballon et dans les combinaisons offensives, ait été battue aussi nettement ? Si sa défense, très brillante, hier, n'avait pas, pendant près d'une heure, supporté, à elle seule, tout le poids du match, sa défaite eût été peut-être plus complète. Cela dit à la décharge du « onze » helvète, il convient de reconnaître, en toute justice, que le C.A.P. fut de loin la meilleure équipe sur le terrain. Certes, son jeu ne fut pas une pure merveille de science et de précision. Il y eut de nombreuses passes adressées à l'adversaire, mais le sol glissant, la balle boueuse et pesante ne prêtaient guère à une impeccable exhibition. Par exemple, l'attaque du C.A. Paris s'avéra, de nouveau, terriblement inefficace, contrairement à ce que laisse supposer le score qu'elle réalisa à son avantage. Elle ne retrouva vraiment ses facultés de réalisation qu'au moment où la défense suisse, fatiguée par un labeur surhumain, baissait de pied. Pendant C.A. Paris bat U.S. Suisse : 5-1 Hier après-midi, au Stade de Saint-Mandé, devant une nombreuse assistance et sur un terrain gras et lourd, le C.A. Paris a battu l'U.S. Suisse par 5 buts à 1. A la mi-temps, il menait par 2 à 1. La vaillante équipe suisse fut encore en proie à un noir destin. Ayant affaire à une équipe supérieure en technique et en vitesse de jeu, elle fut, une fois de plus, handicapée au point de vue du nombre. Son arrière Judet, qui jouait ailier-droit, dut, impuissant et navré, quitter le terrain, vingt minutes environ avant la mi-temps, pour ne plus reparaître. Son genou gauche, mal remis d'une récente blessure, lui refusait tout service. Quoi de surprenant, en ce cas, à ce que l'équipe suisse, très sensiblement inférieure dans le contrôle du ballon et dans les combinaisons offensives, ait été battue aussi nettement ? Si sa défense, très brillante, hier, n'avait pas, pendant près d'une heure, supporté, à elle seule, tout le poids du match, sa défaite eût été peut-être plus complète. Cela dit à la décharge du « onze » helvète, il convient de reconnaître, en toute justice, que le C.A.P. fut de loin la meilleure équipe sur le terrain. Certes, son jeu ne fut pas une pure merveille de science et de précision. Il y eut de nombreuses passes adressées à l'adversaire, mais le sol glissant, la balle boueuse et pesante ne prêtaient guère à une impeccable exhibition. Par exemple, l'attaque du C.A. Paris s'avéra, de nouveau, terriblement inefficace, contrairement à ce que laisse supposer le score qu'elle réalisa à son avantage. Elle ne retrouva vraiment ses facultés de réalisation qu'au moment où la défense suisse, fatiguée par un labeur surhumain, baissait de pied. Pendant de longues minutes, les avants capistes opérèrent à quelques mètres des buts suisses sans parvenir à percer la défense, à tromper plus de deux fois la vigilance du gardien par un shot convenable, en dépit des multiples occasions de marquer que leur fournissait l'adroit et ardent Cauët qui fut, incontestablement, le joueur le plus remarqué sur le terrain. La première mi-temps vit les Suisses, quoique dominés, tenir vaillamment le C.A.P. en respect. Ils durent, cependant, concéder deux buts, marqués, le premier par le centre-avant Caron, sur passe de Cauët, le second par Noirot. Moins d'une minute avant le coup de sifflet du repos, Wagner, d'un botté sec, obtenait le seul et unique point de son équipe. Les modifications apportées dans le « onze » suisse à la reprise, Von Au abandonnant le poste de pivot, où il avait été si utile, pour celui d'avant, affaiblirent, déséquilibrèrent l'équipe et rendirent encore plus critique la situation des arrières. Von Au n'étant plus là pour endiguer les attaques capistes, la défense suisse, sans cesse harcelée, devait fatalement succomber ! Elle encaissa trois nouveaux buts mar-